dimanche 22 décembre 2013

Bon Nouvè !

Alègre ! alègre,
Mi bèus enfant, Diéu nous alègre !
Emé Calèndo tout bèn vèn...
Diéu nous fague la gràci de vèire l'an que vèn,
E se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens !


E tóuti cridavian : Alègre ! Alègre ! Alègre ! e'm'acò se pausavo l'aubre sus li cafiò e, tant lèu resplendènto partié la regalido :
Cacho-fiò,
Bouto fiò*



Les mots de Frédéric Mistral sont bien connus des provençaux qui les utilisent chaque année pour se souhaiter de bonnes fêtes, en attendant de célébrer la nouvelle année. 

Le 25 mars prochain, nous commémorerons le centenaire de sa disparition, tout comme le 110ème anniversaire de son prix Nobel de littérature qui fait de Frédéric Mistral le seul auteur de langue régionale à ce jour à avoir reçu ce prix.  


* Allégresse ! Allégresse, Mes beaux enfants, que Dieu nous comble d'allégresse !
Avec Noël, tout bien vient : Dieu nous fasse la grâce de voir l'année prochaine.
Et, sinon plus nombreux, puissions-nous n'y pas être moins.
Et, nous écriant tous : « Allégresse, allégresse, allégresse !», on posait l'arbre sur les landiers et, dès que s'élançait le premier jet de flamme : A la bûche, Boute feu !

vendredi 27 septembre 2013

2026

Encore un peu d'attente, c'est pour bientôt. Que représentent 13 années à l'échelle de la construction d'une basilique ?!

A voir : la video qui montre à quoi ressemblera la Sagrada Familia d'Antonio Gaudi lorsqu'elle sera achevée en 2026.




vendredi 20 septembre 2013

Playing For Change

samedi 21 septembre 2013 

 


C'est la journée mondiale de la musique partagée dans le monde entier !



Vite, vite, il ne vous reste que quelques heures pour participer. Tout le monde peut le faire, il suffit de jouer, chanter, danser, tout simplement de partager.

So join the global event for social change trough music



Retrouver toutes les informations sur le site officiel de playing for change.

Voir la vidéo  et toutes les autres disponibles sur youtube




En savoir + sur Playing for change

dimanche 11 août 2013

Découverte

« Lorsqu'on rêve toute seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité. L'utopie partagée, c'est le ressort de l'Histoire. » Helder Camara


Par un joli matin d'été, un dimanche calme et tranquille, dédié à la flânerie et au réveil en douceur, je déambulais dans les rues de ma belle ville d'Arles. Arrivant à proximité de la place de la République, une musique entraînante attirant mes oreilles, j'ai encore quelques pas jusqu'à la source. Une petite fille était scotchée à moins d'un mètre, les yeux éberlués, la bouche à demi-ouverte, elle n'en perdait pas une seule miette.

A mon tour, je m'approche et... Surprise ! La mélodie venait d'un petit théâtre de marionnettes, en bois, venu d'outre atlantique. Après quelques minutes à observer les uns et les autres, "Gogo" surtout le petit chien d'une tendresse infinie, je me suis légèrement décalée pour apprécier les sourires des petits et des grands. Un pur instant de bonheur insufflant de l'énergie pour une journée entière !


jeudi 9 mai 2013

"Mon île"

"L'émotion est une intuition de l'absolu." 
Jean-Paul Sartre

Dans le cadre de MP 2013, "Mon île de Montmajour" est une fabuleuse exposition réalisée par Christian LACROIX. A partir d'oeuvres du Centre International de Recherche sur le Verre et les Arts plastiques (CIRVA), il réalise une mise en scène fantastique, féérique, onirique. 




"Le parcours de ses rêves d'enfant quand, jeune arlésien, elle était pour lui l'île aux trésors" (site MP 2013) et, avec délectation, nous nous laissons entraîner dans ce voyage où la magie est au rendez-vous. Le lieu en lui-même se prête tout particulièrement à ce type d'expérience. Probablement une occasion exceptionnelle de découvrir ce que l'un apporte à l'autre. 

L'exposition est ouverte du 5 mai au 3 novembre 2013.




dimanche 25 novembre 2012

Répliques

"Me croyez-vous assez égoïste pour préférer ma vie à moi-même ?" Saint Vincent de Paul

"Répliques" est une émission diffusée sur France Culture, le samedi matin à 9h, et présenté par Alain Finkielkraut. Le sujet du 24 novembre était : "Face à la corrida", avec pour invités Elisabeth de Fontenay, philosophe, signataire de l'appel du CRAC et Francis Wolff, philosophe, professeur à l'Ecole normale supérieure.

Comme l'exprime Francis Wolff, je m'étais promis de ne plus aborder le sujet en public car j'ai compris depuis longtemps qu'il était forcément une source d'incompréhension réciproque et définitive entre deux visions deux mondes, là où, semble-t-il, il n'y a pas de terrain d'entente possible, pas de point d'accord. Dans cette émission en général et celle-ci en particulier, les mots reconquièrent leur sens ce qui est non seulement salutaire mais également totalement nécessaire. Je ne sais pas vous mais moi, j'ai viscéralement besoin de retrouver leur contenu. Le flux incessant actuel de discours provoque une utilisation galvaudée qui affecte tant la réflexion collective que notre propre raison ; et, par voie de conséquence, je dirais "nous-même". Je persiste à penser qu'il y a là un des faits générateurs du dysfonctionnement que certains nomment "crise". Le danger à terme, si ce n'est pas déjà fait, est que cela nous conduise à nous entredéchirer pour finir par nous entretuer.

Vous pensez peut-être que j'exagère à mon tour en pratiquant le mécanisme que je dénonce ? Peut-être... Mais regardez autour de vous, écoutez la cacophonie ambiante... 



samedi 23 juin 2012

Oscariser par un Lol


« La langue est la mère, non la fille de la pensée. » Karl KRAUS 

« La langue que nous utilisons influe sur notre manière de penser. » Bernard WERBER

Amis lecteurs, je ne suis parvenue à choisir entre ces deux citations. L'une pour sa profondeur et l'autre par son incontournable réalité. Autant je n'ai jamais lu KRAUS, dont peu d'oeuvres ont été traduites en français, autant j'apprécie tout particulièrement l'écriture de WERBER. Alors, ce sera à vous de trancher après lecture de cette chronique en faveur de celle qui colle le mieux à vos yeux à mon propos.

Je voulais vous inviter à partager quelques réflexions sur l'entrée dans le dictionnaire d'environ trois cents mots. Notre langue étant vivante, il est normal qu'elle s'enrichisse au fur et à mesure des mots entrés dans le langage courant. Depuis la prédominance des médias dans notre vie quotidienne, nous nous sommes - hélas - habitués à entendre des mots à l'intégrité en devenir. Parfois, ils accrochent, pour ne pas dire déchire, nos oreilles tellement ils donnent l'impression de la voie de la facilité plutôt que celle de l'efficacité du sens. Surtout ces mots inventés et travestis n'atteignent pas notre raison de la même manière. C'est un problème pour se comprendre.

De la même manière, étant donné que la langue parlée (réellement) pousse à l'évolution de notre dictionnaire, on ne s'offusquera pas de l'apparition de mots issus de la communication rapide du Web. Je pense par exemple à "lol". Toutefois, peut-être aurions-nous pu nous abstenir d'intégrer auparavant "vénère" (pour "énerver") ou aujourd'hui "gloups" (pour marquer l'étonnement)... 

Nos amis québécois qui pratiquent la défense de la langue française en raison de l'encerclement linguistique devraient nous inciter à plus d'exigence. Notre langue française a eu ses heures de gloire sur la scène internationale dont elle se retire sans discontinuer. Au fond, les plus grands défenseurs de la langue française se trouvent à l'extérieur de la France, dans les pays francophones. Sans doute parce qu'ils sont plus conscience de l'importance des mots pour construire la pensée et le raisonnement, dans le but de se comprendre et de se faire comprendre.