samedi 24 janvier 2015

Pour aller plus loin...

Pour calmer un peu les esprits, je vous invite à lire l'excellent article paru dans bibliobs du nouvel Obs de Bernard GENIES qui a interviewé Sophie MAKARIOU, spécialiste des arts de l'islam. 

Extrait : 

L'Obs : peut-on dire que l'islam interdit la représentation du Prophète et, par extension, de toute figure humaine ?

Sophie Makariou : Il n'y a pas stricto sensu de condamnation de la figuration dans le Coran. Ce qui est illicite, c'est l'adoration des images et des idoles. Dans l'arabe archaïque, qui est celui du Coran, on appelle idoles les objets tridimensionnels, donc les sculptures - les bétyles -, qui sont censées être le siège de divinités. Mais selon l'appartenance à l'une ou l'autre des familles musulmanes, les deux plus grandes étant le sunnisme et le chiisme, les modes d'interprétation peuvent différer.

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dimanche 11 janvier 2015

#JeSuisCharlie - Daniel Mermet


Nous sommes Charlie

Nous avons si longtemps fait la route ensemble, du même bord, du même rire, du même rêve, poussés par le même besoin irrépressible de tirer la queue du tigre qui dort à condition qu’il ne soit pas en cage. Mais pas pour rien. Un rire pas pour de rire, pas comme ce ricanement cynique qui dit qu’on n’y peut rien, que c’est toujours pareil. Le rire de Charlie, c’est pour changer le monde, pour étendre la surface de la cage et pour la supprimer un beau soir. Et ça passe par la transgression, par le franchissement des lignes bienséantes. « RIRE TUE », disait Choron. Nous avons fait la route ensemble, mais les chemins se sont écartés aussi, il faut le dire nous nous sommes tant aimés et tant engueulés. Fraternellement engueulés. Jusqu’à la prochaine tournée. Jusqu’à la place de la République mercredi soir, où des gamins escaladent la statue en criant « Liberté, Égalité, Fraternité ! » en hommage à Charlie.
Il faut que Charlie continue. Non pas comme une marque mais comme un combat. Aujourd’hui, il nous faut toutes nos forces, toute notre raison, pour déjouer les amalgames racistes et l’indécrottable cheptel des profiteurs d’abîme qui se pavanent d’un micro à l’autre.
Dans la manif les yeux fermés, j’entends Cabu qui fredonne Trenet, « Que reste-t-il... »
Daniel Mermet

mercredi 31 décembre 2014

453 morts en 2013...

Soit plus d'un mort par jour…

Entre samedi 27 et mardi 30 décembre, 6 morts au moins, c'est à dire qui ont été trouvés…

Combien d'autres ?
Combien de personnes restent à la rue ?
Comment sont-elles à être prises en charge ?

Il y a le 115 qu'il faut appeler. Si la personne elle-même ne peut appeler, il faut qu'une autre le fasse. Il faut obtenir une réponse. Personnellement, j'ai dû insister et ce n'est qu'au bout du 8ème appel qu'une jeune femme a décroché. Peut-être parce que c'était l'heure du déjeuner…

Elle a bien voulu inscrire Luis pour un hébergement à partir de 17h. Elle me donne une adresse relativement imprécise. Elle me donne aussi le n° de téléphone… mais il faut attendre 17h car, avant, il n'y a personne.

Super, il est 13h, Luis est assis dehors, certes au soleil, depuis déjà 2h. Il fait 4°C et un mistral à décorner un taureau…

Après deux tasses de thé chaud et un peu de nourriture, nous emmenons Luis en voiture pour repérer les lieux. C'est toujours une demi-heure de gagnée au chaud… J'appelle la Mairie pour connaître l'endroit où Luis peut attendre l'ouverture du centre d'hébergement pour la nuit. L'interlocutrice me donne le n° de téléphone et le lieu.

Arrivés sur place : l'accueil de jour est... fermé !!!

Je tape au carreau ayant aperçu de la lumière : une dame me répond que le centre est fermé en raison du … sous-effectif ! Je crois rêver en entendant sa réponse : "vous n'avez qu'à le déposer à la médiathèque en attendant"…

La médiathèque est en centre ville, le centre d'hébergement, lui, en périphérie. Naturellement Luis ne parle pas français, et donc ne le lis pas. L'alternative est la suivante :

- soit 3 heures au chaud cet après-midi à la médiathèque et probablement la nuit suivante, comme la précédente, dehors par une température négative et toujours le mistral qui ne faiblit pas, même la nuit...
- soit 3 heures dehors devant la porte du centre d'hébergement et la garantie d'une nuit au chaud puisqu'il est inscrit sur la liste.

Qu'auriez-vous fait à ma place ?

Depuis, chaque jour, en découvrant la mort de nouvelles personnes, ma colère ne cesse de monter.

samedi 22 novembre 2014

Disparition de Lucien CLERGUE

Le monde de la photo perd une de ses figures emblématiques parmi les plus grands talents de la photographie.
Les Rencontres d'Arles sont orphelines.
En tant qu'arlésiens, nous ne pouvons que le remercier pur son immense travail dans la photo comme pour la ville, pour son amour des artistes et lui promettre de tout faire pour être dignes de le continuer.

Arles a fait ses derniers adieux à Lucien CLERGUE ce vendredi 21 novembre, parti dix jours seulement après son ami Manitas de Plata

Pas de mot à ajouter, seulement des photos à regarder, celle de Valérie Farine prise au Musée Réattu (Arles) pour l'exposition "A pied d'oeuvre" :

Photo Valérie Farine

et puis l'ensemble de ses photos…

samedi 15 novembre 2014

Le Salon ouvre ses portes aujourd'hui !

Pour vous mettre l'eau à la bouche, voici quelques unes des oeuvres que vous pourrez admirer :


   


vendredi 14 novembre 2014

Salon des Santonniers

du 15 novembre 2014 au 11 janvier 2015 


57ème Salon International des Santonniers dans les salles du Cloître Saint Trophime.



Pour en savoir plus

contact

mercredi 17 septembre 2014

Fondation Van Gogh

"Inaugurée en avril 2014, la Fondation Vincent van Gogh Arles rend hommage à l'oeuvre de Van Gogh - peintre dont la créativité florissante atteignit son apogée lors de son séjour dans la ville, entre 1888 est 1889 - tout en explorant son impact dans l'art actuel. Au gré des expositions temporaires, des toiles et dessins originaux du maître hollandais côtoient des créations d'art contemporain, créant un dialogue fructueux et renouvelé"*

Extrait du site officiel de la Fondation, je vous invite à vous rendre sur le site et sur site !

vendredi 4 juillet 2014

samedi 3 mai 2014

Sa Majesté, la Reine d'Arles

Je vous ai déjà parlé de l'élection de la Reine d'Arles, des sélections et des préparatifs. Monsieur le Maire d'Arles, Hervé Schiavetti, a annonce ce jeudi 1er mai, à 13 heures, depuis le balcon de l'hôtel de ville le nom de l'heureuse "élue".

La nouvelle Reine d'Arles s'appelle Mandy Graillon, et ses demoiselles d'honneur sont : Lucie Riquelme, Anaïs Bernard, Aude Raynaud, Jeanne Di Sarno, Martine Thomas et Elodie Porracchia.

Rendez-vous le 6 juillet prochain pour sa prise officielle de fonction.

Pour en savoir + La Provence

lundi 14 avril 2014

Un pas de plus vers l'élection

Ce dimanche 13 avril a eu lieu la sélection des sept finalistes parmi les treize candidates encore en lice.

Pour en savoir plus, je vous invite à consulter le lien suivant sur arles.info

La première Reine fût élue en l'honneur des 100 ans de la naissance de Frédéric Mistral, la XXII le sera l'année du centenaire de sa disparition.


Rendez-vous donc le 1er mai pour connaître le nom de Sa Majesté la Reine d'Arles.

vendredi 14 février 2014

Election 2014

Depuis le 31 janvier minuit, le dépôt des candidatures est terminé. Nous savons désormais que 13 candidates sont en lice puisque leur dossier ont été retenus.

L'élection aura lieu le 1er mai prochain : la Reine d'Arles et ses quatre demoiselles d'honneur qui sont élues pour trois ans.

La XXII° Reine d'Arles succèdera à Astrid Giraud, élue en 2011. Comme les vingt et une autres l'ayant précédée, son rôle est de représenter officiellement la langue, les coutumes et les traditions du peuple  provençal. La Reine et ses demoiselles d'honneur sont invitées dans les plus importantes manifestations de la région. Elles sont également les représentantes de notre culture en France et à l'étranger.

Bonne chance Mesdemoiselles !

samedi 18 janvier 2014

Tabarnacle !

Tabarnacle ! comme dirait mon québécois de mari ! Ras le bol des détournements d'attention : après quinze jours d'un pseudo comique qui n'a rien de drôle du tout, qu'il eût été préférable d'ignorer plutôt que de lui faire autant de publicité gratuite. Maintenant la meute est lâchée sur la vie privée d'un homme public. 

Mais, nous, on s'en fout et contre-fout !  Comme dirait mon québécois de mari, on veut entendre parler de la situation de l'emploi, nous avons tous besoin d'un travail pour nous permettre de vivre décemment. On veut connaître les solutions pour combattre la misère dans notre propre pays, au lieu de constater année après année que les Restos du Coeur battent des "records" du nombre de personnes prises en charge. 

Nous, on veut savoir quels sont les défis que l'on se prépare à relever demain et ce, dès aujourd'hui, pour que notre pays puisse conserver sa place, redevenir attractif et pas seulement pour les touristes. On veut savoir également comment notre système de santé, notamment pour l'hôpital public, pourrait retrouver son niveau de qualité ? Comment les personnels de santé pourraient prendre leurs RTT pour être à nouveau disponibles pour remplir leur mission ? Comment, nous malades, pourrions être en pleine confiance dans la prise en charge ? On voudrait savoir si ce p… de déficit ainsi que notre dette vont finir par baisser réellement et durablement...

Voilà, Tabarnacle, le reste ne nous regarde pas. Alors, Amis journalistes, faîtes-nous un peu plaisir, soyez un peu plus curieux. Arrêtez de sonder l'opinion pour faire croire, peut-être à vous en premier d'ailleurs, que d'autres sujets nous intéressent. Parlez-nous de ce qui nous préoccupe. Tabarnacle, dans ce monde, il y a, hélas, matière à nous informer ?! Nom d'une pipe !


dimanche 22 décembre 2013

Bon Nouvè !

Alègre ! alègre,
Mi bèus enfant, Diéu nous alègre !
Emé Calèndo tout bèn vèn...
Diéu nous fague la gràci de vèire l'an que vèn,
E se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens !


E tóuti cridavian : Alègre ! Alègre ! Alègre ! e'm'acò se pausavo l'aubre sus li cafiò e, tant lèu resplendènto partié la regalido :
Cacho-fiò,
Bouto fiò*



Les mots de Frédéric Mistral sont bien connus des provençaux qui les utilisent chaque année pour se souhaiter de bonnes fêtes, en attendant de célébrer la nouvelle année. 

Le 25 mars prochain, nous commémorerons le centenaire de sa disparition, tout comme le 110ème anniversaire de son prix Nobel de littérature qui fait de Frédéric Mistral le seul auteur de langue régionale à ce jour à avoir reçu ce prix.  


* Allégresse ! Allégresse, Mes beaux enfants, que Dieu nous comble d'allégresse !
Avec Noël, tout bien vient : Dieu nous fasse la grâce de voir l'année prochaine.
Et, sinon plus nombreux, puissions-nous n'y pas être moins.
Et, nous écriant tous : « Allégresse, allégresse, allégresse !», on posait l'arbre sur les landiers et, dès que s'élançait le premier jet de flamme : A la bûche, Boute feu !

vendredi 27 septembre 2013

2026

Encore un peu d'attente, c'est pour bientôt. Que représentent 13 années à l'échelle de la construction d'une basilique ?!

A voir : la video qui montre à quoi ressemblera la Sagrada Familia d'Antonio Gaudi lorsqu'elle sera achevée en 2026.




vendredi 20 septembre 2013

Playing For Change

samedi 21 septembre 2013 

 


C'est la journée mondiale de la musique partagée dans le monde entier !



Vite, vite, il ne vous reste que quelques heures pour participer. Tout le monde peut le faire, il suffit de jouer, chanter, danser, tout simplement de partager.

So join the global event for social change trough music



Retrouver toutes les informations sur le site officiel de playing for change.

Voir la vidéo  et toutes les autres disponibles sur youtube




En savoir + sur Playing for change

dimanche 11 août 2013

Découverte

« Lorsqu'on rêve toute seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité. L'utopie partagée, c'est le ressort de l'Histoire. » Helder Camara


Par un joli matin d'été, un dimanche calme et tranquille, dédié à la flânerie et au réveil en douceur, je déambulais dans les rues de ma belle ville d'Arles. Arrivant à proximité de la place de la République, une musique entraînante attirant mes oreilles, j'ai encore quelques pas jusqu'à la source. Une petite fille était scotchée à moins d'un mètre, les yeux éberlués, la bouche à demi-ouverte, elle n'en perdait pas une seule miette.

A mon tour, je m'approche et... Surprise ! La mélodie venait d'un petit théâtre de marionnettes, en bois, venu d'outre atlantique. Après quelques minutes à observer les uns et les autres, "Gogo" surtout le petit chien d'une tendresse infinie, je me suis légèrement décalée pour apprécier les sourires des petits et des grands. Un pur instant de bonheur insufflant de l'énergie pour une journée entière !


jeudi 9 mai 2013

"Mon île"

"L'émotion est une intuition de l'absolu." 
Jean-Paul Sartre

Dans le cadre de MP 2013, "Mon île de Montmajour" est une fabuleuse exposition réalisée par Christian LACROIX. A partir d'oeuvres du Centre International de Recherche sur le Verre et les Arts plastiques (CIRVA), il réalise une mise en scène fantastique, féérique, onirique. 




"Le parcours de ses rêves d'enfant quand, jeune arlésien, elle était pour lui l'île aux trésors" (site MP 2013) et, avec délectation, nous nous laissons entraîner dans ce voyage où la magie est au rendez-vous. Le lieu en lui-même se prête tout particulièrement à ce type d'expérience. Probablement une occasion exceptionnelle de découvrir ce que l'un apporte à l'autre. 

L'exposition est ouverte du 5 mai au 3 novembre 2013.




dimanche 25 novembre 2012

Répliques

"Me croyez-vous assez égoïste pour préférer ma vie à moi-même ?" Saint Vincent de Paul

"Répliques" est une émission diffusée sur France Culture, le samedi matin à 9h, et présenté par Alain Finkielkraut. Le sujet du 24 novembre était : "Face à la corrida", avec pour invités Elisabeth de Fontenay, philosophe, signataire de l'appel du CRAC et Francis Wolff, philosophe, professeur à l'Ecole normale supérieure.

Comme l'exprime Francis Wolff, je m'étais promis de ne plus aborder le sujet en public car j'ai compris depuis longtemps qu'il était forcément une source d'incompréhension réciproque et définitive entre deux visions deux mondes, là où, semble-t-il, il n'y a pas de terrain d'entente possible, pas de point d'accord. Dans cette émission en général et celle-ci en particulier, les mots reconquièrent leur sens ce qui est non seulement salutaire mais également totalement nécessaire. Je ne sais pas vous mais moi, j'ai viscéralement besoin de retrouver leur contenu. Le flux incessant actuel de discours provoque une utilisation galvaudée qui affecte tant la réflexion collective que notre propre raison ; et, par voie de conséquence, je dirais "nous-même". Je persiste à penser qu'il y a là un des faits générateurs du dysfonctionnement que certains nomment "crise". Le danger à terme, si ce n'est pas déjà fait, est que cela nous conduise à nous entredéchirer pour finir par nous entretuer.

Vous pensez peut-être que j'exagère à mon tour en pratiquant le mécanisme que je dénonce ? Peut-être... Mais regardez autour de vous, écoutez la cacophonie ambiante... 



samedi 23 juin 2012

Oscariser par un Lol


« La langue est la mère, non la fille de la pensée. » Karl KRAUS 

« La langue que nous utilisons influe sur notre manière de penser. » Bernard WERBER

Amis lecteurs, je ne suis parvenue à choisir entre ces deux citations. L'une pour sa profondeur et l'autre par son incontournable réalité. Autant je n'ai jamais lu KRAUS, dont peu d'oeuvres ont été traduites en français, autant j'apprécie tout particulièrement l'écriture de WERBER. Alors, ce sera à vous de trancher après lecture de cette chronique en faveur de celle qui colle le mieux à vos yeux à mon propos.

Je voulais vous inviter à partager quelques réflexions sur l'entrée dans le dictionnaire d'environ trois cents mots. Notre langue étant vivante, il est normal qu'elle s'enrichisse au fur et à mesure des mots entrés dans le langage courant. Depuis la prédominance des médias dans notre vie quotidienne, nous nous sommes - hélas - habitués à entendre des mots à l'intégrité en devenir. Parfois, ils accrochent, pour ne pas dire déchire, nos oreilles tellement ils donnent l'impression de la voie de la facilité plutôt que celle de l'efficacité du sens. Surtout ces mots inventés et travestis n'atteignent pas notre raison de la même manière. C'est un problème pour se comprendre.

De la même manière, étant donné que la langue parlée (réellement) pousse à l'évolution de notre dictionnaire, on ne s'offusquera pas de l'apparition de mots issus de la communication rapide du Web. Je pense par exemple à "lol". Toutefois, peut-être aurions-nous pu nous abstenir d'intégrer auparavant "vénère" (pour "énerver") ou aujourd'hui "gloups" (pour marquer l'étonnement)... 

Nos amis québécois qui pratiquent la défense de la langue française en raison de l'encerclement linguistique devraient nous inciter à plus d'exigence. Notre langue française a eu ses heures de gloire sur la scène internationale dont elle se retire sans discontinuer. Au fond, les plus grands défenseurs de la langue française se trouvent à l'extérieur de la France, dans les pays francophones. Sans doute parce qu'ils sont plus conscience de l'importance des mots pour construire la pensée et le raisonnement, dans le but de se comprendre et de se faire comprendre.